PHEROSENSOR

Détecter de façon précoce des insectes ravageurs à l’aide de capteurs olfactifs utilisant des récepteurs phéromonaux

Projet épidémio-surveillance

Les insectes ravageurs détruisent presque un tiers des récoltes annuelles mondiales. Le dérèglement climatique et l’intensification des échanges commerciaux font de la détection précoce des insectes ravageurs invasifs un défi majeur pour la protection des cultures. La détection des phéromones d’insectes apparaît comme une alternative prometteuse pour l’épidémiosurveillance et la prophylaxie, mais elle représente aussi un défi en raison des faibles émissions à détecter.
Actuellement, les capteurs artificiels développés ne peuvent discriminer ces composés dilués. Le projet PHEROSENSOR vise à dépasser les technologies les plus avancées de détection en développant des capteurs bio-inspirés et innovants capables de détecter efficacement les insectes ravageurs des cultures.

Les capteurs développés se basent sur des récepteurs phéromonaux d’insectes, les acteurs clés de leurs performances olfactives, afin de surveiller 3 espèces d’insectes nuisibles installés ou potentiellement invasifs en France : les papillons Spodoptera littoralis et Spodoptera frugiperda, et le charançon rouge du palmier.

Coordination : Philippe Lucas, Institut d'écologie et des sciences de l'environnement de Paris (IEES Paris), INRAE

Dans ce dossier

Rencontre avec Philippe Lucas, Directeur de recherche à INRAE et coordinateur du projet PHEROSENSOR

Lors de notre première rencontre, Philippe Lucas, Directeur de recherche à INRAE et coordinateur du projet PHEROSENSOR, abordait les origines et ambitions du projet. Dans ce second article, il revient plus en détails sur les deux capteurs, l'un biologique, l'autre physique, que le projet de recherche a permis de développer.

Lors de notre entretien avec Philippe Lucas, directeur de recherche à l'INRAE et coordinateur de PHEROSENSOR, une idée est revenue à plusieurs reprises : le développement de capteurs n'était pas une finalité.